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Le 14 juillet 2009 le refuge Albert 1er
fêtera ses 50 ans.
Le 30 août 1930, le Roi Albert 1er de Belgique inaugure
le premier refuge qui prit son nom. En 1935 le refuge
est agrandi, grâce à la générosité du Club Alpin Belge
pour accueillir 33 personnes. Cependant cela ne
suffisant pas, l’actuel grand refuge fait en pierre a
été édifié près du premier bâtiment.
Ce nouvel ensemble est inauguré le 12 juillet 1959 par
Maurice Herzog secrétaire d’état à la jeunesse et aux
sports.
En 1934, Roger Frison Roche écrit :
« Chamonix Mont-Blanc le 18 février. Albert 1er, roi
des Belges est mort. La nouvelle nous parvient ce
matin à Chamonix et retentit tel un coup de foudre
dans la cité alpine... » (Frison reporter 2001)
Situé au-dessus du glacier du Tour, sur sa rive droite,
c’est le seul refuge géré par le CAF de Chamonix que
l’on peut atteindre sans passer sur un glacier.
Son emplacement est idéal avec vue sur un large
éventail de sommets. Vers l’est, c’est l’Aiguille du Tour
puis plus à droite, la Grande Fourche et le Chardonnet
avec sa belle face nord. L’Aiguille d’Argentière
apparaissant en arrière plan. Plus à droite au-dessus
des Aiguilles et du Col du Passon, on voit la Verte et
les Drus puis plus à droite les Aiguilles Rouges.
C’est un refuge facilement accessible.
En été à partir de la mi-juin, lorsque la télécabine du Col de Balme fonctionne, on l’atteint par le chemin
taillé en balcon dans les pentes qui soutiennent l’arête
des Autanes et repart vers l’est en direction de la
moraine latérale du glacier que l’on suit jusqu’au
refuge (névés en début de saison)
Compter entre 1h et 2 h 30 en tout selon les
marcheurs ;
Si la télécabine ne fonctionne pas, ou si l’on désire en
faire plus, on peut partir du village du Tour pour
rejoindre la moraine directement par la Cruze Blanche
(chemin escarpé parfois, chutes de pierres possibles).
Compter alors entre 2 h 30 et 5 heures.
(Louis Lachenal mis 55 minutes dans les années 40,
d’autres firent encore mieux ensuite).
Un projet de restructuration est prévu par le C.A.F
dans un proche avenir.
Plusieurs gardiens se sont succédés à Albert 1er :
Ulysse Simon,
Alfred et Léon Charlet,
Jean Crevola et Aimé Desailloud,
Jacquie Claret-Tournier et Robert Couttet,
Nicolas Dufour et sa famille,
Josiane et Benoit Charrière,
Claude Charle.
L’avantage de ce refuge outre son accessibilité, c’est
la variété de courses qui s’offrent à ses pieds.
Si vous êtes grimpeurs débutant ou peu enclin à la
difficulté extrême, vous pouvez facilement atteindre
l’Aiguille du Tour (3542 m) ou Tête Blanche (3829 m)
en partant tôt le matin vers 5 ou 6 heures.
Vous serez même de retour pour le déjeuner.
Si vous êtes plutôt accros de falaises et de grimpe en
rocher, l’aiguille Purtscheller (3478 m) vous attend de
pied ferme.
Ne soyez pas effrayé, son ascension est relativement
aisée et rapide. Par contre si l’escalade pointue est
votre violon d’Ingres, vous pouvez vous mesurer à la
face nord du Chardonnet (3829 m) par l’arête Forbes.
Pour cela il vous faudra partir tôt, vers 4 heures, pour
revenir dans la journée.
Albert 1er, c’est aussi un point de départ de
« Chamonix-Zermatt », une randonnée de cinq jours.
Cette randonnée s’adresse aux marcheurs un peu plus
expérimentés et entraînés. Les puristes passent même
plusieurs nuits à Albert 1er afin d’enchaîner toutes les
courses possibles.
Télécharger le programme des activités ici.
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